Témoignage de Sophie et Sylvain

Quel difficile et merveilleux parcours, je dirais même marathon, que l'adoption en Haïti! Les attentes interminables, les faux espoirs et les nombreux découragements. Mais que de bonheur lorsque, enfin après 22 mois de démarche, nos princesses nous sont apparues dans la porte de la maison d'accueil de Madame Douyon, en Haïti.

Nous sommes partis en Haïti le 5décembre dernier. Nous étions prêts à demeurer en Haïti plusieurs semaines car nous n'avions ni les passeports, ni les visas de nos filles. Nous sommes un peu aventuriers (ou insouciants) hihihi! Nous sommes donc arrivés le 5 décembre et dans l'auto qui nous conduisait à la maison d'accueil où nous attendaient nos filles, Mme Douyon reçoit le téléphone que nos passeports sont sortis. Yahou! La semaine commençait très bien. Et la suite fût merveilleuse.

À notre arrivée, ma plus vieille qui avait 5 ans me saute dans les bras en me disant « maman ». Je ne vous dis pas ma joie. Un bonheur indescriptible. Nous avons passé une semaine merveilleuse avec nos deux filles. Nous sommes revenus le 12 décembre. Nous sommes tellement heureux d'avoir vécus cette semaine seule avec elles, sans la famille et les amis

Nous avons appris quelques mots de créole. Nous avons mangé haïtien et vécus, un peu, les difficultés et l'insécurité de ce pays tellement difficile. Nous avons visité la crèche Horizon de l'espoir. Un très gros merci va à Mme Douyon pour son accueil et sa gentillesse durant toutes les procédures. Je pouvais communiquer avec elle lorsque l'angoisse devenait trop intense, et me réconforter en entendant la jolie petite voix de ma fille qui m'attendait au loin, si loin.

L'intégration de mes filles se fait à merveille. C'est comme si elles avaient toujours été là. Elles ont adoré la neige et la glissade. Et maintenant, le sirop et autres produits de l'érable font fureur. Tous les trouvent adorables et tellement gentilles.

En terminant, je dis aux parents en attente de leur trésor, que l’attente est difficile mais elle en vaut vraiment la peine

.

Sophie, Sylvain, Mabbie et Agenette


Retour aux témoignages