Projet de l’Académie Ste-Agathe

Construction de l’école de Masson

Une autre école a suivi l’exemple de l’école J-F Perrault : l’Académie Ste-Agathe, de Ste-Agathe des Monts dans les Laurentides. Devon Elcus-Whelan, un élève de secondaire 4, avec la collaboration du directeur de l’école, M. Claude Picard, a recruté une trentaine d’élèves. Devon s’est mis dans la tête de ramasser 25 000$ afin de finir la construction de l’école de Masson. Déjà la vente de pâte à biscuits pour le temps des fêtes et un souper-spaghetti tenu à la fin janvier, ont rapporté de bons revenus. D’autres activités sont à venir.

Devon Elcus Whelan, un étudiant de Sainte-Agathe Acamedy et une trentaine d’élèves souhaitent amasser 25 000$ pour reconstruire une école primaire en Haïti. Il organise un souper spaghetti à l’école primaire d’Arundel le 21 janvier de 17 h à 21h.

Devon a été frappé de constater que la reconstruction de Haïti tardait encore, même un an après le tremblement de terre qui a presque tout détruit. « C’est en regardant les nouvelles en novembre que j’ai vu que les habitants avaient été oubliés, explique-t-il. Je suis allé voir notre directeur qui m’a mis en contact avec l’organisme Accueillons un enfant de Québec », explique-t-il.

Depuis, près de trente élèves, aidés de leur professeur Aphrodite Lagopoulos se sont mobilisés. Une vente de pâte à biscuit a eu lieu à l’école et la cagnotte est maintenant de 1000$. Pour reconstruire l’école, il faut un minimum de 21 000$.

Devon s’est aussi assuré que tout l’argent ira à cet organisme, qui aide les parents à adopter des enfants haïtiens notamment. « J’ai posé la question. C’est un petit organisme dont l’argent sert directement aux gens là-bas », indique Devon qui est conscient que le défi d’amasser 25 000$ est de taille.

Marie-France Bourassa, vice-président de la Fondation aidons un enfant et responsable du projet de reconstruction suit les choses de près. Elle souligne le courage du jeune Devon de vouloir amasser autant d’argent. « La façade du bâtiment a été reconstruite déjà. Il faut 3500$ pour construire une classe et nous voulons en construire huit au total pour nos 350 élèves de la pré-maternelle à la sixième année », précise-t-elle. Elle indique aussi que les coûts de construction sont faibles là-bas. « Ce sont des blocs de ciments reliés par des tiges de métal antisismiques », indique-t-elle.

En plus d’accompagner des parents dans l’adoption d’enfants haïtiens, l’organisme finance des projets via la Fondation aidons un enfant. Les projets sont supervisés par des employés de l’organisme. La Petite école de Masson (Ville de Masson) est située en montagne, un endroit idéal pour les jeunes élèves. « Les écoles de campagnes sont plus sécuritaires et les enfants ont plus d’espace et ont accès à de la nourriture plus facilement via l’agriculture », signale Mme Bourassa.

Un encan silencieux pour la vente de tableaux d’artistes haïtiens aura lieu à l’occasion du souper spaghetti le 21 janvier. Le coût est de 8$ et 5 $ pour les enfants de 10 ans et moins. On achète ses billets au dépanneur d’Arundel idéalement en avance.


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